Histoires de mobilité – Episode n°7 avec Marc Friscourt
Peux-tu nous raconter ton parcours depuis ton arrivée dans l’entreprise ?
Je suis arrivé chez DS Smith le 16 décembre 2019 comme contrôleur de gestion sur le site de Cognac. C’est un métier qui réunissait deux aspects qui m’attiraient : les chiffres, mais aussi le terrain, avec ce lien permanent entre décisions opérationnelles et impact financier.
Très vite, j’ai eu envie de me détacher de cette “étiquette finance” pour me rapprocher de l’opérationnel et du management.
En février 2023, j’ai donc évolué vers un poste de responsable amélioration continue, un rôle totalement nouveau pour moi. J’ai repris mes études à l’INSA de Rennes pour devenir ingénieur en excellence opérationnelle, tout en réalisant en parallèle le programme Talent Management du Cluster Ouest, qui m’a énormément apporté en posture de leadership.
En février 2024, j’ai pris la responsabilité de l’atelier de préimpression à Cognac (20 personnes), ma première vraie expérience managériale.
Puis en novembre 2025, une opportunité s’est présentée et j’ai pris la direction de l’intégralité de la production du site Atlantique.
Un parcours guidé par l’envie d’apprendre, de progresser, et d’accompagner les équipes vers la performance.
Quelles ont été les étapes clés de ta mobilité ?
Je dirais que cela a été d’abord une position : assumer mes ambitions. Dire clairement où je voulais aller m’a permis d’être challengé, soutenu et accompagné.
Ensuite, il y a eu un choix géographique, préparé en famille car une mobilité a un impact personnel important.
Sur le plan professionnel, j’ai dû accepter les remises en question, sortir de ma zone de confort, écouter les retours et surtout m’entourer de personnes qui me challengent.
Le programme Talent Management a également été décisif : il a ouvert la voie à ma mobilité vers Atlantique.
Qu’est-ce qui t’a motivé à prendre le poste de responsable de production ?
J’avais envie d’agir plus largement, d’avoir un impact global sur la performance industrielle.
Connecter les processus entre eux, renforcer la cohérence organisationnelle, fluidifier les flux entre l’onduleuse, le bureau des méthodes et la transformation… Tout cela permet d’améliorer durablement les performances du site.
Ce rôle, c’est un peu être le chef d’orchestre d’une chaîne complexe mais passionnante.
Quels ont été les principaux défis rencontrés lors de tes mobilités ?
Le premier : intégrer rapidement un nouvel environnement.
Ensuite, gagner la confiance des équipes, indispensable pour avancer ensemble dans la même direction.
Il a aussi fallu adapter mon style de management aux cultures de chaque site. Atlantique, par exemple, fonctionne avec une organisation plus autonome.
Et puis, rester le plus possible sur le terrain : “moins je suis dans mon bureau, mieux je me porte !”.
Mon rôle, c’est que chaque personne puisse donner le meilleur d’elle-même.
Qu’as-tu appris sur toi-même ou sur l’entreprise à travers ce changement ?
Sur l’entreprise, je dirais “rien… mais en fait tout” ! DS Smith a toujours cru en mon potentiel, m’a formé et accompagné dans chaque étape de mon parcours. Ce n’est pas une découverte récente, mais une continuité.
Sur moi-même, j’ai découvert ma capacité à m’adapter très rapidement, à être agile, organisé, à gérer les priorités et à progresser sur ma posture managériale.
J’ai aussi appris à faire preuve de transparence, à reconnaître mes erreurs, et à travailler mon empathie, un point sur lequel je continue à avancer.
Il y a-t-il une compétence ou une qualité que tu as particulièrement développée ?
Oui : donner du sens.
Revenir à “pourquoi on fait ce qu’on fait”, prendre de la hauteur, réaligner tout le monde lorsqu’on est absorbés par les urgences du quotidien.
Et puis la fiabilité : dire ce qu’on fait, faire ce qu’on dit. C’est essentiel pour installer crédibilité et cohérence.
En quoi ces mobilités ont-elles changé ton quotidien professionnel ?
Mon rôle est désormais beaucoup plus transversal et stratégique.
Je ne manage plus un seul atelier mais toute la chaîne de production, avec des interactions multiples, internes comme externes.
C’est un périmètre plus large, plus exigeant et passionnant.
Si tu devais résumer ton expérience en un mot ou une phrase ?
Détermination – Exemplarité – Travail.
Quoi qu’il se passe, ça finit toujours par être reconnu.
Quel conseil donnerais-tu à un collègue qui envisage une mobilité interne ?
Oser.
Oser sortir de sa zone de confort, oser se positionner, oser saisir les opportunités.
C’est ce que j’ai fait quand j’ai appris qu’un poste allait se libérer. La chance ne tombe pas du ciel, elle se provoque aussi.
Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?
Mon tour d’usine du matin.
Aller saluer chacun, sentir l’énergie du site, comprendre comment les équipes vont, humainement.
Ce contact, ce pouls de l’usine, est probablement le meilleur indicateur qu’il soit.