L'économie de l'espace vide

Si l’e-commerce est en plein essor, entraînant dans son sillage les acteurs du conditionnement et du transport notamment, les colis envoyés ne sont pas toujours totalement remplis. C’est le cas également des expéditions par bateau, où l’espace vide atteint un quart (24%) du volume, ce qui représente un coût significatif, sans oublier l’impact environnemental important. Pour approfondir la question, DS Smith a réalisé une étude internationale, en collaboration avec Forbes Insights, cellule de recherche stratégique du groupe Forbes Media. Zoom sur les grands enseignements de cette étude, détaillés dans un rapport, consacré à ce sujet.

L’espace vide : un phénomène qui prend de l’ampleur

Dans le monde entier, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à s’adonner au e-shopping et à se faire livrer des marchandises commandées via Internet. Or, en recevant un colis, qui n’a jamais été surpris par le volume d’espace vide ? Un gaspillage onéreux pour les entreprises expéditrices, qui laisse également son empreinte sur la planète. Alors, ce sujet est-il une priorité pour les acteurs du secteur ?

 1/4 d’espace vide dans les colis : quels coûts et quels enjeux ?

 Afin de répondre à cette question et de poser les fondements d’une économie de l’espace vide, DS Smith a mené l’enquête, conjointement avec Forbes Insights. DS Smith propose des solutions innovantes, durables et performantes, à même d’optimiser la chaîne de conditionnement. Il lui semble donc aussi naturel que primordial d’attirer l’attention sur cette problématique pour aider les entreprises à relever les défis d’aujourd’hui.

 Surcoût, impact environnemental, expérience client : de nombreux enjeux

L’étude de DS Smith et Forbes Insights met en lumière des chiffres éloquents, qui révèlent tous les enjeux liés à ce sujet, plus que jamais d’actualité.

 •        Premier enseignement : l’espace vide représente en moyenne 24% du volume des conteneurs expédiés par bateau, soit l’équivalent de 61 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) par an. Pas étonnant lorsque l’on sait que la part du vide peut atteindre 64% dans les emballages de produits en verre vendus en ligne, par exemple.

 •        Autre question à laquelle les acteurs économiques comme les consommateurs sont de plus en plus sensibles : chaque année, 122 millions de tonnes de dioxyde de carbone sont émises en raison du transport de vide dans les conteneurs acheminés des sites de fabrication aux ports d’arrivée, soit l’équivalent des émissions de CO2 de la Belgique ou de l’Argentine.

 •        Par ailleurs, plus des deux tiers des cadres dirigeants sondés (71%) estiment que les consommateurs sont soucieux de l’empreinte environnementale des emballages. Cependant, de nombreuses entreprises ne semblent pas établir de corrélation avec l’expérience client qu’elles proposent, alors qu’il s’agit d’un vrai vecteur de fidélisation.

 •        Enfin, DS Smith valorise à 46 milliards de dollars le montant des économies qui pourraient être réalisées chaque année dans le monde, en portant une plus grande attention à la gestion de cet espace vide. Des gains qui toucheraient les coûts d’emballage, bien sûr, mais aussi de logistique.

 •        Les entreprises du secteur ont donc tout intérêt à s’emparer de la question. Cela passera par la sensibilisation des décideurs (responsables de l’emballage, de la logistique ou encore du développement durable), qui sont actuellement à peine plus d’un tiers (39%) à avoir conscience de ces enjeux.

 En publiant ce rapport, DS Smith souhaite interpeler les entreprises pour qu’elles mettent davantage l’accent sur la gestion de l’espace vide et prennent des mesures adaptées pour le réduire. Ainsi, elles réaliseront des économies substantielles, qu’elles pourraient mettre à profit pour développer des solutions durables, tout en améliorant leur empreinte environnementale et en renvoyant une image responsable.