Histoires de mobilité – Episode n°9 avec Jason Rospar
Peux-tu nous raconter ton parcours chez DS Smith ?
Je suis entré en septembre 2011 en alternance à Carhaix, au service commercial. C’est là que j’ai découvert l’entreprise, nos produits et notre environnement. Après mes études (BTS puis Bachelor en école de commerce), j’ai rejoint Puteaux comme Commercial grands comptes, avec mes premiers clients.
J’ai ensuite évolué vers un rôle de Responsable Grands Comptes, toujours à Puteaux, avant de demander en 2019 une mobilité géographique pour me rapprocher de ma famille en Bretagne. J’ai alors déménagé en région nantaise, tout en conservant un périmètre national.
Une étape importante a eu lieu fin 2022, lorsque j’ai pris un poste de Chef des Ventes Grands Comptes avec le management d’une équipe. Puis, entre fin 2024 et mi-2025, j’ai assuré une mission de Directeur Commercial par intérim au sein du cluster Nord.
Depuis mi-2025, j’occupe un poste plus orienté vers l’international, avec le développement de comptes stratégiques à l’échelle européenne.
Qu’est-ce qui a facilité ton évolution en interne ?
Je dirais avant tout la culture de l’entreprise.
Chez DS Smith, on ne met pas les gens dans des cases : on leur donne la possibilité d’évoluer.
J’ai eu des managers qui m’ont fait confiance et qui ont parfois pris des risques en me faisant évoluer. Il y a aussi un vrai accompagnement avec des formations et beaucoup de partage d’expérience.
C’est une progression qui se fait dans la durée, dans un environnement bienveillant, où l’on a le droit d’essayer et de se tromper. Ça enlève beaucoup de freins : on ose plus facilement.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’évoluer en interne plutôt qu’en externe ?
Le sens au travail est essentiel pour moi.
Dans une fonction commerciale, il faut croire à ce que l’on vend, mais surtout à la manière dont on le vend.
Je suis convaincu de l’approche DS Smith : la relation client, la dimension RSE, la qualité des échanges. On ne vend pas juste un produit, on répond à un vrai besoin.
Il y a aussi une vraie confiance réciproque, un management qui ne repose pas sur la pression et un environnement où l’humain a toute sa place. Ça donne envie de rester et de s’investir.
Comment as-tu été accompagné dans ta mobilité ?
Principalement par mes managers, qui ont joué un rôle clé.
Par exemple, à la suite du développement de l’activité et de l’équipe Grands comptes, un poste de manager a été créé, et m’a été proposé afin de me permettre d’évoluer ; ce qui est révélateur de l’état d’esprit de l’entreprise.
Les RH contribuent également beaucoup à travers les formations et les programmes de développement, notamment internationaux.
Quelles formations t’ont particulièrement marqué ?
Plusieurs formations ont été décisives :
- Le programme de leadership européen, très enrichissant grâce à la diversité des profils et des pays
- La formation à la négociation, qui m’a donné des outils concrets et surtout la confiance pour oser
- Et la formation High Impact, qui a été une vraie prise de conscience, notamment sur l’importance du storytelling et de l’impact humain
Ces formations permettent de progresser techniquement, mais aussi énormément sur le plan personnel.
Quels ont été les principaux défis ?
Le premier défi a été intérieur pour moi : se dire « j’y vais ou j’y vais pas ? », douter, se poser des questions…
J’ai un tempérament plutôt introverti, donc j’ai naturellement tendance à beaucoup analyser, à me remettre en question. Le risque, c’est de rester bloqué dans cette phase-là.
Le vrai cap à passer, c’est donc d’accepter ces doutes… et d’y aller quand même. Avec le temps et quelques succès, les doutes s’estompent.
Il y a aussi des défis liés à la mobilité : changement d’environnement, adaptation à de nouvelles équipes, équilibre vie professionnelle / vie personnelle.
Mais au final, l’environnement de travail bienveillant permet de transformer ces défis en opportunités.
Qu’as-tu développé grâce à ces expériences ?
Je dirais principalement l’ouverture.
Travailler avec des équipes et des cultures différentes, en France et à l’international, oblige à se remettre en question et à faire face à l’altérité.
L’écoute, l’adaptabilité et la capacité à comprendre les autres sont devenues essentielles pour adapter ses approches.
Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton rôle aujourd’hui ?
Le côté international, qui apporte énormément de richesse dans les échanges et les façons de travailler.
L’esprit d’équipe. On est très éclatés géographiquement, mais paradoxalement très soudés. Il n’y a pas de compétition entre nous : on privilégie le partage, l’entraide et la progression collective.
On entretient aussi ce lien au quotidien, avec par exemple deux cafés en visio par semaine, où on parle de tout sauf du travail. Ce sont des moments simples, mais essentiels.
Et puis il y a l’humour : on peut être sérieux sans se prendre au sérieux. C’est ce qui permet de garder une bonne énergie, même dans les moments plus exigeants.
La diversité des clients : chaque situation est différente, chaque relation est unique, ce qui rend le quotidien très stimulant.
Enfin, j’aime beaucoup la dimension managériale : accompagner les équipes, transmettre, donner envie… et faire en sorte que chacun se sente bien dans son rôle.
Si tu devais résumer ton expérience ?
Une expérience enrichissante, tournée vers l’amélioration continue, l’ouverture et la richesse des échanges.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui envisage une mobilité interne ?
Il faut y aller.
Échanger avec les autres, demander de l’aide, oser.
Chez DS Smith, on peut tester sans risque.
Et surtout : se faire plaisir.
Même dans les situations difficiles, il faut réussir à garder du plaisir — dans un échange, une négociation, une présentation. C’est souvent là que l’on fait la différence.