Histoires de mobilité – Episode n°5 avec Caroline Pelletier

Peux-tu nous raconter ton parcours depuis ton arrivée chez DS Smith ?

Mon parcours a débuté… en stage ! Après un BTS dans l’hôtellerie-restauration, j’ai finalement choisi de me réorienter vers les Ressources Humaines. J’ai donc intégré un DUT GEA option RH en un an, ce qui nécessitait un stage. Originaire de Toury, j’ai eu la chance d’y réaliser mes deux mois de stage chez DS Smith, suivis de deux mois d’intérim pour remplacer l’assistante RH durant l’été.

Cette première immersion m’a donné envie de poursuivre : j’ai enchaîné avec trois années d’alternance dans le cadre d’une licence puis d’un master RH. Une opportunité s’est présentée et j’ai signé mon premier CDI en tant qu’assistante RH à Neuville-aux-Bois. Comme les deux sites sont très proches, j’avais déjà eu l’occasion de travailler ponctuellement à Neuville, ce qui a facilité la transition.

En janvier 2022, j’ai évolué au poste d’adjointe RRH, avec davantage de responsabilités : réunions de CSSCT avec les représentants du personnel, recrutements, élargissement du périmètre…

Puis, en octobre 2022, nouvelle étape : ma responsable RH quittait l’entreprise. J’avais exprimé le souhait d’évoluer… et le timing a été, encore une fois, parfait. J’ai été nommée Responsable RH du site.

Un parcours fait de superbes opportunités… et surtout de beaucoup de confiance.

Qu’as-tu le plus apprécié pendant tes trois ans d’alternance ? Quels enseignements en retiens-tu ?

L’alternance m’a permis de confronter immédiatement la théorie à la pratique — un vrai plus sur un CV, mais aussi un vrai booster de confiance en soi. Très tôt, j’ai eu à gérer des situations professionnelles réelles.

J’ai aussi beaucoup apprécié la confiance qu’on m’a accordée : au départ je visais une licence, puis DS Smith m’a encouragée à poursuivre en master et m’a accompagnée. Cela m’a permis d’évoluer dans un environnement stable et de m’intégrer très facilement une fois embauchée. 

Pourquoi avoir choisi d’évoluer en interne plutôt qu’en externe ?

D’abord parce que les opportunités se sont toujours présentées au bon moment. Je n’ai jamais eu le temps de m’ennuyer : une évolution arrivait avant même que je songe à regarder ailleurs.

Ensuite, parce que passer d’assistante RH à Responsable RH sans expérience, en externe, aurait été difficile. Ici, on connaissait mon parcours, mes forces, mes axes d’amélioration — sans filtre.

Et puis, j’ai été entourée par les bonnes personnes : ma manager, qui m’a recrutée dès mon stage et m’accompagne depuis le début, et des équipes avec qui je me sens bien. Sur un site à taille humaine, où je connais tout le monde, l’envie de rester est naturelle.

Quels ont été les principaux défis rencontrés lors de ta mobilité ?

Le plus grand défi a été de passer d’un rôle d’apprenant à un rôle de responsable. Cela implique pour les autres de changer le regard qu’ils ont sur vous — de “l’alternante” à “la RRH”. Finalement, ça s’est fait naturellement et progressivement.

La prise de décision a aussi été un cap : on ne la demande pas à un alternant, mais elle devient centrale dans un rôle RH. Ces défis sont arrivés progressivement, sans pression.

Un autre défi plus personnel : la confiance en soi. Entre 20 et 30 ans, on évolue beaucoup. J’étais d’un naturel assez timide, j’ai dû apprendre à prendre la parole, me débrouiller seule, m’adapter… j’ai gagné en assurance et tout cela m’a fait grandir. 

Qu’as-tu appris sur toi-même ou sur l’entreprise ?

J’ai découvert à quel point j’étais engagée professionnellement. C’est profondément ancré en moi — probablement un héritage familial. J’ai envie de bien faire, d’être utile, et cela m’a portée tout au long de mon parcours.

Quelles ont été les étapes clés de ton évolution ?

L’accompagnement. Ma manager a été une personne clé. Elle me connaît depuis le début : avec elle, je n’ai aucun masque. Je sais que je peux être vraie, et qu’un problème partagé ne sera jamais perçu comme une faiblesse. Aujourd’hui encore, nous nous complétons dans nos façons de travailler.

Les directeurs d’usine ont également joué un rôle majeur. Ils m’ont toujours fait confiance, donné des responsabilités, poussée à sortir de mon périmètre. Leurs attentes ont été structurantes. L’absence temporaire du directeur a même été un moment fort : j’ai dû m’adapter à un fonctionnement différent, faciliter l’intégration d’un directeur intérimaire, servir de liant avec les équipes… un vrai apprentissage.

Qu’apprécies-tu le plus dans ton rôle actuel ?

Ce que j’aime le plus, c’est avant tout la diversité des missions. Aucune journée ne ressemble à une autre : gestion des événements sécurité, demandes des salariés, sollicitations des responsables, impacts des pannes ou de la production… Les priorités changent vite, ce qui rend le poste très vivant.

J’apprécie aussi la diversité des relations. Mon rôle me place en contact avec l’ensemble des services du site, les autres sites du cluster, mais aussi des interlocuteurs externes. Cette transversalité me nourrit énormément.

Un autre aspect important est la prise de hauteur : le fait de traiter des sujets cluster, de comparer les pratiques entre sites, de consolider des rapports… Cela me permet d’élargir ma vision au-delà du terrain et de développer une approche plus stratégique.

J’aime beaucoup mon rôle au Codir. Y siéger m’a fait grandir et développer des nouvelles compétences. 

De quoi es-tu la plus fière ?

D’avoir su démontrer mon implication, mon sérieux et mon engagement — et d’avoir obtenu la reconnaissance de l’entreprise en retour. Je suis fière du chemin parcouru entre la personne que j’étais à 20 ans et celle que je suis aujourd’hui.

Si tu devais résumer ton expérience en un mot ?

Reconnaissance.
Je suis reconnaissante de la confiance qu’on m’a accordée.
Et j’ai reçu la reconnaissance de mon travail en retour.

Quel conseil donnerais-tu à un collègue qui envisage une mobilité interne ?

Oser et en parler.
Ne pas penser que “ce n’est pas pour soi”. Si on ne verbalise pas ses envies, cela ne sera pas une évidence pour le management. Exprimer ses craintes, être transparent sur ce que l’on souhaite, montrer sa détermination… tout cela fait la différence.

Je pense à un salarié qui était en production depuis 20 ans et qui a souhaité évoluer vers un poste en Supply Chain suite à une annonce interne. Sur le papier, il n’avait pas la formation demandée, mais sa motivation, son engagement et son envie d’apprendre ont transformé l’essai en une mobilité réussie. Il a osé, et cela a tout changé.