Histoires de mobilité – Episode n°10 avec Laurent GUILLOTEAU

Parfois, la mobilité ne répond pas à une opportunité de carrière… mais à un choix de vie.
C’est le cas de Laurent Guilloteau, conducteur simple face, qui a rejoint le site Atlantique en février 2025 après plus de dix ans passés à Contoire-Hamel. Une décision mûrement réfléchie, portée par une envie forte : se rapprocher de sa famille.
Dans cet épisode d’Histoires de mobilité, Laurent partage un parcours riche, un changement de région assumé… et une expérience humaine et professionnelle qu’il décrit comme “une super expérience, à tous les niveaux » !


Peux-tu nous raconter ton parcours depuis ton arrivée dans l’entreprise ?


Je suis arrivé en 2011 chez DS Smith à Contoire-Hamel comme conducteur simple face. Ensuite, j’ai évolué avec une formation d’opérateur sortie, puis aussi une initiation à la conduite. 
Avant ça, j’avais déjà travaillé dans le groupe, chez Larousse Emballage, après avoir quitté ma région d’origine pour des raisons familiales . J’ai ensuite eu un parcours un peu atypique avec un congé parental, de l’intérim, puis je suis revenu chez DS Smith à Contoire, où j’ai été embauché en CDI après six mois. 


En quoi consiste ton métier ?


On part d’une bobine de papier qu’on installe sur la machine. Elle passe ensuite dans plusieurs étapes : préchauffeurs, cannelure, collage…
Au final, on transforme cette matière première en plaques de carton. C’est un métier très technique, même si ça ne se voit pas forcément. 


Comment es-tu arrivé à cette mobilité vers Atlantique ?


C’était une décision personnelle. J’avais envie de changer de région pour me rapprocher de ma famille. Ça faisait plus de 5 ans que j’y réfléchissais, ce n’était pas une décision prise  à la légère !
Le déclic est venu pendant des vacances d’été.  On en a parlé en famille, et j’ai décidé de me lancer.  !
J’ai fait la demande en interne en septembre. Ensuite, les Ressources Humaines ont pris le relais et tout s’est enchaîné pour que j’arrive à Atlantique en février... C’est rapide ! Les RH des deux sites ont travaillé ensemble, ça a été très fluide.
La prise en charge du déménagement a été un vrai soulagement : ça enlève un stress important. 


Qu’est-ce qui t’a marqué à ton arrivée ? Comment s’est passée ton intégration ?


L’usine est très différente : plus d’espace, d’autres façons de travailler, nouvelles équipes… Au début, je me suis senti un peu comme débutant, alors que j’avais 11 ans d’expérience !
Et puis je me suis adapté progressivement. L’accueil a été essentiel. On m’a tout de suite mis à l’aise, j’ai été très bien accompagné. 


Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton métier ?


J’aime tout !
Ce que j’aime surtout, c’est transformer le produit : passer du papier au carton. Il y a un côté très concret et technique. 


Si tu devais résumer ton expérience ?


Ça demande de l’énergie, mais je n’ai aucun regret. C’est une super expérience, à tous les niveaux : humain, professionnel et personnel. 


Quel conseil donnerais-tu à un collègue ?


Je lui dirais de ne pas hésiter à se lancer et surtout d’en parler.
Souvent, ce qui freine, ce n’est pas l’envie… c’est la peur. La peur que ça ne se fasse pas, et de rester ensuite en se disant que ça va changer le regard des collègues ou du manager.
Mais en réalité, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Le fait d’exprimer son projet ne remet pas en cause son engagement dans son poste actuel. Au contraire, c’est une démarche normale, qui permet aussi aux RH et aux managers d’identifier les envies et d’accompagner quand une opportunité se présente. 
Moi, j’avais cette idée depuis longtemps sans forcément oser la concrétiser tout de suite. Et le jour où je me suis manifesté, tout s’est débloqué assez vite.
Même si ça ne se fait pas tout de suite, au moins c’est posé. Et le jour où une opportunité se présente, les bonnes personnes sont au courant.